BOYCOTT DU CSA DU MERCREDI 28 JANVIER : BUDGET 2026 SECOND DEGRE

Préparation de rentrée 2026 : Les organisations syndicales du Comité Social d'Administration de l'académie de Paris refusent de siéger.

Après plusieurs reports en raison de la situation politique et budgétaire, le CSA ministériel de préparation de rentrée s’est enfin tenu le lundi 26 janvier. Les premiers documents budgétaires de novembre avaient laissé entrevoir une rentrée sous le signe des suppressions d’emplois. Résultat, c’est encore pire que prévu ! Le premier degré se voit finalement supprimer 2229 emplois de professeur·es et le second degré 1803, soit 776 de plus que prévu dans le projet de loi de finances de novembre !

Dans l’académie de Paris, ce sont 90 emplois de professeur·es dans le premier degré et 134 dans le second degré qui seront supprimés.

Hier matin, le ministre est revenu sur ces chiffres en annonçant que les suppressions annoncées la veille étaient erronées, montrant encore une fois le mépris du Ministère pour les conditions de rentrée 2026 des personnels de l’éducation et des élèves.

Les organisations syndicales du CSA de l’académie de Paris ne peuvent siéger sur des mesures de rentrée aussi catastrophiques, qui semblent n’être même pas encore à ce jour stabilisées puisque le Ministre revient sur les chiffres donnés la veille par son administration. Les élu·es ont par ailleurs reçu les documents de travail très tardivement, or elles et ils doivent pouvoir examiner sereinement des chiffres stabilisés alors que l’impact pour nos collègues et pour les élèves est aussi important.

Les organisations syndicales demandent par ailleurs communication des mesures de rentrée pour l’enseignement privé, épargné depuis plusieurs années par la baisse démographique massivement supportée dans notre académie par l’enseignement public, ce qui renforce le poids du privé et accroît la ségrégation sociale et scolaire.

Pour toutes ces raisons, les organisations syndicales du CSA de l’académie de Paris ont décidé de boycotter l’instance et appelleront les collègues à se mobiliser pour exiger une meilleure rentrée 2026.